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Patrimoine Trésors et curiosités du Fonds Patrimonial Plantae per Galliam, Hispaniam et Italiam observatae, iconibus aeneis exhibitae

Plantae per Galliam, Hispaniam et Italiam observatae, iconibus aeneis exhibitae

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frontispice

 

En 1634, Jacques Barrelier (1606-1672) devient docteur en médecine avant d'intégrer l'ordre dominicain des Prêcheurs. Passionné de botanique, il parcourt longuement l'Espagne, le Languedoc, la Provence, et l'Italie pour herboriser avant de s'établir à Rome.

 

Une fois installé dans la Cité éternelle, il crée un jardin botanique et, surtout, se lance dans la rédaction d'une flore qui s'intitulerait Hortus Mundi ou Ortis botanicus à partir des prélèvements effectués lors de ses pérégrinations. Il fait graver sur cuivre un grand nombre d'illustrations destinées à figurer dans son ouvrage. Sa mort en 1672 à Paris l'empêche de mener son projet à terme, mais surtout, un incendie détruit toutes les notes rédigées et archivées à cette fin pendant des années.

C'est un autre médecin et botaniste, Antoine de Jussieu (1686-1788) à qui on doit l'introduction du caféier dans les Antilles, qui va retrouver les cuivres des gravures. Successeur de Tournefort au Jardin des Plantes, il rédige alors les descriptions botaniques des plantes à partir des illustrations et fait paraître l'ouvrage en 1714 sous le titre Plantae per Galliam, Hispaniam et Italiam observatae, iconibus aeneis exhibitae. Illustré par un frontispice gravé avec un portrait de l'auteur, qui est répété en tête des feuillets de planches avec pour titre "Icones plantarum", l'ouvrage contient 334 planches à plusieurs sujets contenant 1324 gravures de plantes et 3 planches de coquillages contenant 37 sujets. Ces illustrations, d'une très grande finesse, montrent une centaine d'espèces de plantes nouvelles pour l'époque.

 


plantae2

 

A l'instar de toute flore régionale – au sens large ou restreint –, Plantae per Galliam... est aussi d'un grand intérêt pour l'histoire de la botanique en ce qu'il constitue l'aperçu d'une flore à un moment donné, en l'occurrence l'aperçu de la flore du bassin méditerranéen européen. Au gré des pages et des gravures, c'est ainsi la flore d'une partie de l'Europe méridionale au 17ème siècle qui se dévoile. On découvre alors que l'Amaryllis d'Amérique centrale, le Cèdre du Liban, le Chou Caraïbe (Amazonie), le Solanum aethiopicum (Afrique occidentale), l'Acacia egyptia, ou encore l'Oxalis d'Amérique du Nord et Centrale étaient déjà présents sur nos rives à l'époque où Barrelier entreprit ses pérégrinations botaniques. Par ailleurs, un grand nombre de plantes comportent dans leur combinaison taxonomique les termes "indicum", "indica", "syriaca"... signifiant clairement que le grand voyage intercontinental des plantes avait déjà commencé, bien avant le 19ème siècle et l'âge d'or de l'acclimatation.

 

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L'exemplaire conservé par la médiathèque possède une particularité supplémentaire : il a appartenu à un botaniste jurassien, Charles Bourqueney. En plus d'un ex-libris manuscrit noté à l'encre rouge sur la page de titre, celui-ci a parfois corrigé les noms des plantes, suivant en cela l'évolution de leur classement taxonomique.

 

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Conservé dans les Réserves de la médiathèque, cet ouvrage complète harmonieusement la collection de documents sur la botanique constituée par Alphonse Denis.

 

 

Plantae per Galliam, Hispaniam et Italiam observatae, iconibus aeneis exhibitae...

Jacques Barrelier et Antoine de Jussieu

Paris : Stéphane Ganeau, 1714.

[333J BAR]