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Les maîtres du roman fantastique - Les auteurs francais du Fantastique au 19eme siecle

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Index de l'article
Les maîtres du roman fantastique
Les auteurs francais du Fantastique au 19eme siecle
Edgar Allan Poe
Sheridan Le Fanu
Bram Stoker
Howard Phillips Lovecraft
Stephen King
Anne Rice
Neil Gaiman
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Le Fantastique en France au XIXe siècle


Le terme fantastique vient du grec "phantasia" qui signifie imagination. Il se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d'un récit. Selon le théoricien de la littérature Tzvetan Todorov (voir son essai Introduction à la littérature fantastique),

"le fantastique se distingue du merveilleux par l'hésitation qu'il produit entre le surnaturel et le naturel, le possible ou l'impossible et parfois entre le logique et l'illogique."

Le roman fantastique se caractérise par l'irruption d'éléments surnaturels dans un récit réaliste à l'égard desquels le personnage réagit par la peur. En effet, pour le personnage ces éléments fantastiques apparaissent comme étranges. La véritable source du genre fantastique est le roman gothique anglais de la fin du 1785. En France, le roman fantastique fait son apparition avec le roman de Jacques Cazotte, le Diable amoureux (1772). Viendront ensuite nombreux auteurs français qui poursuivront sur cette voie principalement après la traduction des contes d'Hoffmann dans les années 1830 : Nodier, Maupasant, Gautier et Balzac.

 

Nodier (1780-1844)

Charles Nodier


Après Cazotte, Nodier est l'un des premiers écrivains français à écrire des contes fantastiques. Il ne verra dans ce genre qu'une manière nouvelle d'écrire des récits merveilleux; le fantastique étant prétexte au rêve et à la fantaisie. La frontière entre les deux genres restant floue. Peuplés de fantômes, de vampires et de morts-vivants, ses textes possèdent cependant ce qui caractérise le fantastique : l'ambiguïté, l'incertitude, l'inquiétude. Ses contes les plus connus sont La Fée aux miettes (1832), Smarra ou les démons de la nuit (1821) et Trilby ou le lutin d'argail (1822).

 

 

Guy de Maupassant (1850-1893)

maupassant

Digne élève de Flaubert, Maupassant se montre dans ses récits un observateur très fin. Lorsqu'il met en scène des univers et des personnages qui lui sont familiers, il n'a pas d'égal pour en rendre le trait caractéristique, l'aspect le plus frappant ou le plus signifiant. Cependant s'éloignant en cela de la leçon du réalisme, il s'attache aussi à rendre compte de la vérité intime et cachée d'un milieu, d'un trait de caractère, d'un personnage ou d'une histoire en fixant son attention de façon soutenue sur un détail en apparence anodin. Certains de ses récits sont donc construits autour d'un objet pour ainsi dire focal : la Ficelle (1883), la Chevelure (1884), la Parure (1884), la Main gauche (1884) ou d'une obsession : la Folle (1882), le Horla (1886). Le réalisme y rejoint alors le fantastique en ce que la réalité se charge d'une dimension expressionniste et presque magique. Les thèmes de la peur, du double et de la folie sont également privilégiés dans cet univers où choses et êtres, par leur fixité et leur évidence même, finissent, à force d'être contemplés, par ouvrir des abîmes d'inconnu. En outre, les notations énigmatiques d'un narrateur en proie au doute, puis à une terreur panique font insensiblement basculer des récits comme le Horla et la Chevelure dans le plus pur registre fantastique.

 

Théophile Gautier (1811-1872)

gautier


Grand admirateur de Hoffmann, Théophile Gautier est un auteur incontournable de la littérature fantastique. Habités par la fantaisie et le désir d'évasion, ses contes sont parmi les plus aboutis sur le plan de la technique du récit. Gautier brille à tenir le lecteur dans le doute tout au long de ses histoires, et à le surprendre au moment de la chute. Il est l'auteur de quelques chefs-d'oeuvre que l'on retrouve régulièrement dans les anthologies dédiées au fantastique, tels La Cafetière (1831) et La Morte amoureuse (1836). Gautier fait un grand usage des thèmes traditionnels du fantastique, comme l’inquiétude apportée par la nuit, les objets qui prennent vie, l’intervention des portraits dans le monde des vivants, la correspondance entre le rêve et la réalité.


Honoré de Balzac (1799-1850)

balzac


Honoré de Balzac, auteur d'une dizaine de contes et de trois romans fantastiques, a été lui aussi influencé par Hoffmann. Outre L'Élixir de longue vie (1830) et Melmoth réconcilié (1835), sa principale oeuvre fantastique est le roman La Peau de chagrin (1831), dont le personnage principal a conclu un pacte avec le diable : il achète une peau de chagrin qui a le pouvoir d'exaucer tous ses souhaits mais qui, symbolisant sa vie, se réduit à chaque fois qu'il y a recours. Malgré la composante fantastique, ce roman est inscrit dans le réalisme : Balzac utilise à la description pour peindre les lieux de Paris ; il fait intervenir la psychologie et la situation sociale de ses personnages. Mais dans l'ensemble, l'oeuvre fantastique de Balzac n'est pas conçue comme une finalité. Tout du moins, Balzac ne cherche pas à effrayer ou à surprendre le lecteur, et ne fait pas intervenir de quelconques vampires ou loups-garous. Il s'agit plutôt d'une oeuvre de réflexion, inscrite dans le cadre de la Comédie humaine.

 

 

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