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Grand Public Rendez-vous Le Mois du film documentaire 2011

Le Mois du film documentaire 2011

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Peu ou prou, il est commun de désigner par folie un comportement qui sort de la norme, aborde les marges. Il s'agit bien sûr d'une facilité langagière, une capacité trop humaine à la généralisation qui ne prend en compte que maladroitement l'aspect clinique du phénomène. Bref, nous savons finalement peu de chose. Qu'est-ce que la folie ? La folie, comme forme fixe et immuable, n'existe pas. C'est ce que nous a enseigné Michel Foucault. Il y a des folies - et là encore nous simplifions - qui appellent autant de points de vue, autant de regards. Une source d'inspiration évidente pour le cinéma documentaire.

 

Vendredi 04/11 à 17h30 : La Terre de la folie / réalisé par Luc Moullet ; France, 2009, Couleur (1 h 30 min). Tous publics.

Originaire des Alpes du Sud, Luc Moullet a constaté que les cas de troubles mentaux étaient particulièrement nombreux dans cette région. Meurtres, corps découpés en morceaux, suicides, immolations, à travers sa famille, ses proches et les différentes "affaires" des cent dernières années, Moullet étudie les causes et les conséquences de ces phénomènes psychiques locaux en mêlant humour, absurde et cabotinage. Un film fou sur la folie.

 

Projection suivie d’une rencontre avec Luc Moullet, réalisateur de La Terre de la folie.

 

 

 

Samedi 05/11 à 16h : Elle s’appelle Sabine / réalisé par Sandrine Bonnaire ; France, 2007, Couleur (1 h 25 min). Tous publics.

Un portrait sensible de Sabine, autiste de 38 ans, réalisé par sa sœur aînée. À travers des archives personnelles et des séquences tournées aujourd’hui, le film évoque une personnalité singulière, remuante et attachante, dont le développement et les dons multiples ont été entravés par une prise en charge défaillante. Après un internement de quatre longues années en hôpital psychiatrique, Sabine redécouvre la vie à l’Institut Marc Signac, près d’Angoulême, dans la maison qu’elle partage avec quatre autres résidents et deux éducatrices. Une démonstration par l’exemple des conséquences de la pénurie d’institutions adaptées aux autistes.

 

Samedi 12/11 à 15h30 : La Moindre des choses / réalisé par Nicolas Philibert ; France, 1997, Couleur (1 h 45 min). Tous publics.

À deux heures de Paris, quelque part entre Blois et Chambord, la clinique psychiatrique de La Borde n'est pas une institution ordinaire. Ici, le premier des droits est celui de vagabonder. Pas de blouses blanches non plus. Rien qui distingue à priori les soignants des soignés. Il s'agit moins de décrire les rouages d'une institution que de rendre compte de l'esprit si particulier qui habite ce lieu, de cette attention extrême que chacun porte aux autres. Au-delà de la vie à La Borde, des mille petits riens du quotidien, la colonne vertébrale de ce film est constituée par l'aventure théâtrale dans laquelle se lancent chaque année pensionnaires et soignants. Cette année, il s'agit d'une comédie de Witold Gombrowicz, Opérette, avec des parties chantées.

 

Samedi 19/11 à 15h30 : Virginia Woolf / réalisé par Dominique Brard ; France, 1999, Couleur et Noir et blanc (45 min). Tous publics.

 

La réalisatrice s'inspire de Mrs Dalloway, ce roman de la folie et du suicide, pour tenter de cerner la personnalité de Virginia Woolf. Les premières photos qui apparaissent à l’écran sont des photos de famille, prises par Julia Margaret Cameron, grand-tante de Virginia Woolf. Angelica Garnett, nièce de Virginia Woolf, les commente en évoquant des souvenirs. La réalisatrice introduit parmi ces photos de famille des prises de vues réelles et quelques images d’archives. Le film s’articule autour de l’émancipation impossible de Virginia Woolf à cette époque et dans cette famille, de sa lutte contre la folie et de son engagement pour l’émancipation des femmes.

 

Projection suivie d’une rencontre avec Dominique Brard, réalisatrice de Virginia Woolf.

 

 

Mardi 22/11 à 17h30 : Valvert / réalisé par Valérie Mréjen ; France, 2009, Couleur (52 min). Tous publics.

Valvert est un hôpital psychiatrique de Marseille créé au milieu des années 70, dans un esprit d’ouverture et de libre circulation. Le film, à travers une observation du quotidien, dresse un portrait de l’endroit en mêlant entretiens avec des soignants et scènes de la vie les patients. Dans une ambiance résolument éloignée du modèle asilaire, cette circulation met en valeur différents comportements de la folie ordinaire.

 

Projection suivie d’une rencontre avec Valérie Mréjen, réalisatrice de Valvert.

 

 

Vendredi 25/11 à 14h30 : Les couleurs du silence / réalisé par Milka Assaf ; France, 1995, Couleur (59 min). Tous publics.

La maison des artistes abrite 14 pensionnaires, 12 peintres et 2 poètes. Quelques-uns, comme Hauser, Walla, Tschirtner, sont célèbres. Leurs toiles voyagent à travers le monde et sont plutôt bien cotées, mais ce succès laisse froids leurs auteurs. Le monde des hommes n'a plus aucune valeur pour eux. Non-initiés aux beaux-arts, poussés par une impérieuse pulsion, ils jettent indifféremment leur cri sur un arbre, un mur ou une toile... On aura vite compris que les pensionnaires de cette maison sont des schizophrènes. Mais s'ils sont regroupés dans ce pavillon, créé en 1981 dans l'enceinte de l'hôpital psychiatrique de Klosterneuburg, proche de Vienne, c'est qu'ils sont avant tout des artistes. Depuis qu'ils y vivent et peignent en toute liberté, leur état s'est stabilisé. Il n'évoluera probablement plus, seule peut encore évoluer leur peinture.

 

Une bibliographie non exhaustive est disponible à l'Espace Grand de la médiathèque ou ici.