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Patrimoine Patrimoine local et régional Paul Bourget, entre Paris et Hyères

Paul Bourget, entre Paris et Hyères

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Index de l'article
Paul Bourget, entre Paris et Hyères
Paris, lieu d'une magistrature intellectuelle
Hyères, lieu d’une villégiature intellectuelle
Le Plantier de Costebelle
Le Fonds Paul Bourget de la médiathèque
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Paul Bourget jeune

 

A l’apogée de la Troisième République, Paul Bourget (1852-1935) était l’un des écrivains les plus lus et les plus admirés de France. Ses innombrables lecteurs l’appelaient couramment « vénéré maître ».

 

 

 

 

 

Il menait une vie brillante à Paris et discrète à Hyères. Pour lui, la capitale était le lieu d’une magistrature intellectuelle, la célèbre station d’hiver varoise celui d’une villégiature intellectuelle.

 


 

A Paris, il évoque un personnage de Marcel Proust, hantant les milieux et les lieux décrits dans A la recherche du temps perdu. La vie mondaine l’attire. Les portes des plus grands salons de l’ancienne noblesse (comtesse de la Rochefoucauld), de la noblesse d’Empire (princesse Mathilde) et de la haute bourgeoisie (Geneviève Straus) s’ouvrent devant l’académicien et l’auteur à succès. Les femmes sont sensibles à son allure et à son élégance, il aime séduire. Toutefois, il est sans illusions sur ce milieu brillant qu’il juge sans âme et sans culture.

 

Dans un roman, il décrit la vie d’une mondaine qui « doit passer de la rue de la Paix et d’un essayage chez un grand couturier à une tournée de visites dans la Plaine-Monceau, les Champs-Élysées, le faubourg Saint-Germain, pour rentrer, s’habiller, dîner en ville ou recevoir, et  finir sa soirée dans quelque cohue prétendue élégante ou dans quelque loge d’un théâtre prétendu amusant ».

 

 

Ses relations sont internationales. Il connaît toute l’aristocratie et la grande bourgeoisie (catholique, protestante, juive) de la vieille Europe mais aussi des milliardaires américains partis de rien. L’homme est complexe. Son engagement politique est marqué en faveur du royalisme et du catholicisme mais ses amitiés et ses relations demeurent diverses. Notons, parmi les écrivains : Jules Barbey d’Aurevilly, Alphonse Daudet, Anatole France, Pierre Loti, Guy de Maupassant, Hyppolite Taine, Emile Zola. Son entourage comprend aussi des hommes de pouvoir, notamment le duc de Chartres, Georges Clemenceau, le maréchal Foch, Jean Jaurès, le maréchal Pétain, Raymond Poincaré, le duc de Vendôme.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

En 1889, il découvre Hyères. En 1896, il devient propriétaire du Plantier de Costebelle où il résidera pratiquement chaque hiver jusqu’à sa mort.

 

BOURGET

Portait de Paul Bourget (Coll. musée municipal d'Hyères)

 

 

Le quartier de Costebelle était un haut lieu du tourisme d’hiver de luxe. Trois grands hôtels et de nombreuses propriétés accueillaient les hivernants - majoritairement des Anglais. La reine Victoria et la Cour d’Angleterre y séjourneront en 1892. Au Plantier, Paul Bourget mène une vie paisible. Il y écrira l’essentiel de son œuvre (romans, théâtre, critique, journalisme…). Les journées sont ponctuées de promenades à cheval et de conversations avec sa femme, Minnie. Il reçoit des écrivains comme Maurice Barrès, Pierre Benoit, Francis Carco, André Gide, Charles Maurras et plusieurs grands auteurs anglo-saxons tels que Joseph Conrad, Henry et William James ou Edith Wharton.

 

La longue présence d’une personnalité aussi marquante a apporté une incontestable plus-value à la ville d’Hyères qu’il évoque dans plusieurs de ses romans (Laurence Albani, Lazarine, Le danseur mondain…). Une plaque de marbre posée devant l’entrée du Plantier de Costebelle rappelle le souvenir de ce maître d’autrefois dont la présence est liée à la période la plus prestigieuse de l’histoire notre cité.

 


 

 

La propriété du Plantier de Costebelle est un haut lieu du patrimoine historique, architectural et végétal de la Côte d’Azur.

 

La Villa du Plantier en 1863 (Coll. médiathèque municipale d'Hyères)

 

La Villa du Plantier en 1863 (Coll. médiathèque municiaple d'Hyères - Cliquer pour agrandir)

 

 

 

 

Historique, car des personnalités marquantes sont liées au Plantier. De 1857 à 1935, il a connu plusieurs propriétaires : la baronne de Prailly, la comtesse de Guichen et l’écrivain Paul Bourget. Leur entourage était prestigieux.

 

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Le Plantier, aujourd'hui 

 

 

Architectural, car la villa et la chapelle sont un témoignage du style éclectique du 19e siècle. La villa est une imitation de l’architecture italienne du 16e siècle et la chapelle est inspirée de l’architecture gothique française. La villa a été édifiée par l’architecte hyérois Victor Trotobas, au début des années 1860. 

 

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Végétal, car l’architecture est valorisée par un jardin de style paysager comportant une collection d’arbres exotiques.

 

 

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 La chapelle du Plantier

 

 

Les riches hivernants du 19e siècle évoluaient dans un décor constitué d’une architecture d’imitation et d’une végétation d’acclimatation.

 

 

 

- Le Plantier de Costebelle est labellisé jardin remarquable.


La médiathèque accueille dans ses réserves un Fonds Paul Bourget. Ce fonds, comptant une centaine de documents, émane d'un don venu enrichir les collections patrimoniales. On y trouve des poèmes, des essais, des romans, des pièces de théâtre en édition originale ou dédicacés par Paul Bourget.

Les romans hyérois "Laurence Albani", "Le danseur mondain", "Le fantôme", "Lazarine" y côtoient les romans à thèse tels que "Le disciple", "L'émigré", "Cosmopolis" ainsi que les récits de voyage "Outre-mer", "Sensations d'Italie". L'ouvrage le plus remarquable en est le manuscrit original de "Laurence Albani", commencé à Hyères au Plantier en janvier 1919 et achevé à Paris en août de la même année.