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Patrimoine Patrimoine local et régional Hyères, une station d’hiver de renommée internationale

Hyères, une station d’hiver de renommée internationale

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Hyères, une station d’hiver de renommée internationale
Hyères : apogée et déclin d’une station d’hiver
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Guides_des_trangers

 

Le tourisme moderne est une invention de l’aristocratie anglaise. Au 18e siècle, elle découvre certaines régions de l’Europe comme les Alpes ou les côtes de la Méditerranée. Dans ce contexte, la ville d’Hyères devient une station d’hiver connue internationalement.

 

 

 

Hyères : une station d’hiver aristocratique

 

 

 

 

De la fin du 18e siècle aux années 1930, le tourisme hivernal de luxe est à l’origine de la prospérité et de la renommée de la cité. Les touristes s’y installent entre les mois d’octobre et d’avril. Ils appartiennent aux classes les plus élevées de la société : familles royales, aristocratie, haute bourgeoisie. On note la présence régulière de nombreuses personnalités marquantes des milieux politiques, littéraires, artistiques, scientifiques…

 

 

"Il voyagerait donc (...). Une nuit en wagon-lit, et un farniente de trois ou quatre semaines dans quelque station cosmopolite du souriant midi."

(Thomas Mann)

 

 

 

L’installation d’importantes « colonies » d’hivernants français et étrangers (anglais, allemands, polonais, russes…) est à l’origine d’une transformation complète du paysage local. La ville stagnait depuis plusieurs siècles et demeurait enfermée à l’intérieur de ses remparts médiévaux. Pour accueillir ces touristes fortunés, de nouveaux quartiers sont construits devant la cité traditionnelle. C’est le début de l’urbanisation de la plaine d’Hyères.

 

 

 

Guide_de_ltranger_1910-1911

Guide pratique de l'étranger à Hyères d'Henri Laure - Saison 1910-11

(Coll. médiathèque municipale - Cliquer sur l'image pour un affichage en plein écran)

 

 

 

Jusqu’aux années 1860, le développement de la station d’hiver se fait le long d’un axe orienté Est/Ouest, entre les actuelles avenues Riondet et Alphonse Denis. A partir des années 1860/1870, un nouvel axe de développement orienté Nord/Sud apparaît autour des actuelles avenues Alexis Godillot et Gambetta. Il s’agit de relier le centre de la station d’hiver au parc Olbius Riquier et au quartier de la gare nouvellement aménagés.

  

Durant cette période, l’architecture et l’urbanisme des parties résidentielles de la ville présentent un caractère de plus en plus somptueux et moderne. Le développement de la station d’hiver est souvent liée au mécénat privé. Le maire Alphonse Denis est à l’origine du quartier d’Orient, l’industriel Alexis Godillot est le promoteur de celui des Îles d’Or et le nom du musicien Ambroise Thomas est inséparable de l’aménagement touristique des collines de Costebelle.

 

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Le Boulevard d'Orient à la fin du XIXe siècle 

(Coll. médiathèque municipale - Cliquer sur l'image pour un affichage en plein écran)