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Cinémusique Coups de coeur Gare Centrale - Youssef CHAHINE

Gare Centrale - Youssef CHAHINE

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Gare_CentraleGare centrale, réalisé par Youssef Chahine, Egypte, 1958. Avec Abdel Hay Adib, Mohamed Abu Youssef, YoussefChahine

Kenawi, crieur de journaux simplet et boiteux de la gare centrale du Caire, est amoureux de la belle Hanouna, vendeuse de limonades. Mais celle-ci n’a d’yeux que pour le porteur de bagages, Abu Serih, le leader syndical, qu’elle doit épouser. Vivant de la vente occasionnelle de ses charmes et du commerce illiicite de boissons, elle répond par la moquerie aux avances de Kenawi. Frustré, ce dernier décide de la tuer…

Ce film, tourné en 1957 sous le régime autoritaire de Nasser, manifeste l’humanisme profond de Youssef Chahine pour les déshérités de la société égyptienne. L’ambiance de ce film est terriblement érotique (l’actrice est d’une sensualité étonnante), mais la violence est également omniprésente, associée à la misère, toutes les misères : misères matérielle, sexuelle, sociale et morale. Elles sont cristallisées par un unique personnage : Kenawi, l’éternel exclu (interprété magistralement par Youssef Chahine lui-même), qui joue surtout de ses yeux !

Le cinéaste considère Gare centrale comme son œuvre la plus importante, qu’il a réalisé pour manifester sa volonté d’indépendance par rapport aux conventions du cinéma égyptien. Son anticonformisme causa un véritable scandale en Egypte, et plaça Youssef Chahine en tête des cinéastes arabes modernes. Influencé par le cinéma italien et le courant néo-réaliste, et par ses études d’art dramatiques à Hollywood, Chahine devient maître de sa technique, et Gare centrale préfigure les succès futurs du cinéaste.

En réalisant cette œuvre, Chahine a voulu exorciser sa frustration sexuelle, souffrance plus que jamais actuelle en orient arabe, ce qui confère toujours à ce film un aspect thérapeutique.

Cette œuvre relève d’un cinéma arabe libre, où les images et les mots sont aussi crus que ceux de la vie. Youssef Chahine connut enfin la reconnaissance internationale avec Gare Centrale. Il s’est vu décerner un prix pour l’ensemble de sa carrière, au festival international du film à Cannes, en 1997.

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