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Jeunesse Coups de coeur Robert Louis Stevenson

Robert Louis Stevenson

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L’île au trésor de Robert Louis Stevenson

-Adaptations littéraires et graphiques-

 

« La fiction pour l’adulte est ce que le jeu est pour l’enfant: c’est là où l’homme peut changer l’atmosphère et l’esprit des choses dans sa vie » 

 (Mémoires et portraits, Robert Louis Stevenson)

 

Cette histoire débute comme un jeu à partir d’une carte dessinée pour un enfant

 

Carte-au-tresor

 

 

Robert Louis Stevenson est, dès son plus jeune âge, bercé par des récits de voyages contés par des grands-parents et parents férus d’aventures…

 Concepteurs et « bâtisseurs » de phares, les Stevenson sont, à l’époque, des ingénieurs connus et reconnus dans toute l’Ecosse, pour leurs multiples constructions  le long du littoral. 

Robert « Lewis » part souvent en bateau avec son père.

Baignant dans cet univers maritime, la mer devient vite familière et source d’inspiration pour cet écrivain précoce.

 

Il poursuit, plus tard, en organisant avec des amis étudiants d’autres expéditions juste « pour le voyage » :

 

«Je voyage non pour aller quelque part mais pour marcher. Je voyage pour le voyage.

La grande affaire est de bouger»,

 

 De plus, sa santé fragile et ses fréquentes maladies le contraignent à s’éloigner de son pays pour des climats moins humides, plus doux.Ce qui développe encore son goût pour l’exotisme et le dépaysement.

C’est, d’ailleurs, lors d’une de ces escapades qu’il rencontre sa femme, une américaine, mariée, mère de deux enfants Isobel et LLoyd.

De dix ans son aînée, elle est  artiste-peintre et vit séparée de son mari Samuel Osbourne.

L’entente est immédiate et contre l’avis familial, Stevenson rejoint Fanny « fraichement »divorcée et l’épouse en Californie.

Ensemble, ils vont poursuivre les voyages et parcourir les mers. 

 Il écrit encore et toujours, et cela en dépit de la maladie qui l’oblige à rester, souvent, alité.

 Sa femme l’encourage, l’écoute toujours et édite son travail.

L’écriture est une nécessité, un besoin. Elle fait partie de lui.

Chaque chose, expérience est une opportunité.

L’écrivain se sert de tout ce qu’il ressent, voit, entend. 

 

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      Robert Louis Stevenson et sa famille.

 

L’inspiration de l’île au trésor, par exemple, est venue d’une carte qu’il a fait pour Lloyd, son beau-fils. Suite à une discussion familiale animée à propos de ce fameux dessin, l’idée lui vînt d’imaginer les aventures du jeune Jim.

 

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Il dédira, d’ailleurs,  Treasure Island (1883) au jeune homme :

 

A

Lloyd Osbourne,

citoyen américain

dont le récit qui va suivre

s’est efforcé de satisfaire le goût classique,

le présent ouvrage

est affectueusement dédié

en remerciement pour

toutes les délicieuses heures passées avec lui

et avec ses meilleurs vœux,

par son ami

l’auteur.

 

De la même façon, Stevenson pense à son ami poète, critique et éditeur britannique William Ernest Henley (1849-1903) pour le personnage de Long John Silver.

Ce dernier est en effet atteint d’une grave tuberculose osseuse qui l’oblige à subir une amputation de la jambe. 

Les personnages inventés par l’écrivain et l’histoire de « cette île » a, en réalité, commencé grâce à un magazine londonien Young Folks.

Elle a été publiée par épisodes « The Sea Cook » signés « Captain George North » du 1er Octobre 1881 au 28 Janvier1882.

Après plusieurs remaniements, modifications et suite au succès des premières publications, Stevenson décide, en 1883, de sortir Treasure Island en un seul et même volume.

 

 

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« Frontispice de Georges Roux de l’édition Hetzel » 1885

 


 

Le succès fut immédiat en Angleterre et dans toute l’Europe. Très vite, l'ouvrage devint un classique voire un archétype de la littérature d’aventure.

 


 

Il décrit l’histoire de pirates sanguinaires, patibulaires et sans pitié, avec une grande force romanesque. Stevenson prévient même les lecteurs, au début du roman :.

 


 

A l’acheteur hésitant 

Si récits et chants de marins

Tempête, aventure, onde, nuit

Trois-mâts, naufrage, îles au loin

Gens de flibuste et or enfoui,

Si la vieille légende, enfin

Séduit comme elle m’a séduit

Parée de ses atours anciens

Les  sages jeunes d’aujourd’hui

 

Tant mieux ! Je m’en réjouis. Sinon

Si ces studieux n’ont plus le vague

A l’âme et si leur passion

Ne va plus aux maîtres des vagues

Ballantyne, Cooper, Kingston

Tant pis ! Et puisque je divague

Que je rejoigne pour de bon

Ma tombe et la leur-sous la vague.

 

 

Le récit commence ainsi... Jim Hawkins, 12 ans, fils du gérant d’une auberge raconte : 

«C’est à la demande du seigneur Trelawney, du docteur Livesey et de tous ces messieurs que je prends la plume en cette année de 17… pour vous narrer, du début à la fin, l’histoire de l’île au trésor, sans rien omettre que la position géographique exacte de l’île, où des richesses demeurent enfouies.»

 

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[Extrait p.19 de L'île au trésor par Robert Louis Stevenson, illustré en 1911 par Newell Convers Wyeth (1882-1945) l’un des plus grands illustrateurs américains et traduit par Geneviève Pirotte.Collection Les Authentiques. Edition Duculot, 1990]

 

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CentralejeunesseromansAV STEsorti05/09/2017

 

 

Un jour, un vieux loup de mer Billy Bones vient s’installer à l’auberge. Il porte avec lui un coffre mystérieux. Après maintes péripéties, Jim découvre dans la malle du vieux marin une carte sur laquelle figure la cachette d'un fabuleux trésor enfoui sur une île déserte. Le jeune homme partage sa découverte avec le docteur Livesey et le chevalier Trelawney.

Décidés, ils embarquent tous les trois à bord d’un navire nommé l'Hispaniola, aux côtés d’un équipage inquiétant  commandé par un capitaine Smollett sévère et nourri par un cuisinier  Long John Silver à la jambe de bois…. Jim et ses compagnons partent en quête du butin caché par le capitaine Flint. 

Une fois, arrivés sur l'île, une bande de pirates dont Long John Silver se révèle être le capitaine attend l’équipage. Stupéfait par ce sabotage, les attaques se multiplient et l’aventure, pour le jeune Jim, suit bien des rebondissements…..

 La chasse au trésor est véritablement lancée :

Qui va l’emporter ? Quel sera l’assaut final ? Qu’adviendra-t-il du fameux capitaine Long John Silver ?

Autant de questions qui méritent des réponses en se replongeant ou en découvrant ce texte remarquable. 

Bien évidemment, ce « monument » de la littérature d’aventures a été adapté maintes et maintes fois…

Au vu de la multitude, Il m’a parut intéressant de vous présenter les plus originaux et beaux ouvrages disponibles à la médiathèque.

 

La traduction française de 2005 faite par Patrick Ravella aux éditions Belém et illustrée par Georges Roux propose de se rapprocher au mieux du texte original tout en modernisant la langue et faciliter l’accès aux plus jeunes lecteurs.

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CentralejeunesseromansAV STEdisponible

 

François Roca, avec l’édition Nathan de 1999 nous offre des peintures magnifiques à la noirceur idéale retraçant parfaitement l’univers crée par Stevenson.

 

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En 2004, Jean-François Dumont nous explique en préambule, comment l’île au trésor a marqué son enfance :

« Quand, vers l’âge de 9 ans, je lus l’île au trésor, je n’en crus pas mes yeux : les initiales de Flint, portés au dos de la carte : J. et F. Comment ne pas voir un signe du destin ? Certes, le capitaine Flint pouvait se prénommer John ou Jim. Mais J. F. étaient aussi mes initiales : Jean-François ! Cette évidence forgea ma conviction : quand je serai grand, je serai pirate. »

 

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Les éditions Delcourt avec « Ex-Libris » dirigée par Jean-David Morvan présente une collection d’adaptations d’œuvres en bande dessinée choisies parmi les plus grands textes (et souvent recommandés aux collégiens et lycéens par l’Éducation Nationale…).

Jean-David Morvan souligne : « Le but est de créer une vraie collection de BD à partir de textes forts dont scénaristes et dessinateurs donnent leurs version personnelle, non aseptisée. C’est une véritable « re-création » ».

 Il recrute les auteurs « selon leurs envies » et rajoute « En BD, comme au cinéma, le niveau a beaucoup progressé. « Ex-Libris » est d’ailleurs vendue en Corée, aux Etats-Unis et bientôt en Italie et en Espagne. Un gage de reconnaissance. »

 

 Dans cet esprit, David Chauvel a choisi de scénariser L’île au trésor en trois tomes de 2007 à 2009, illustrée par Fred Simon et colorisée par Jean-Luc Simon, illustrant parfaitement la « rencontre entre le 9e Art et la littérature ».

 

           ile_au_tresor_Chauvel_1                      ile_au_tresor_Chauvel_2           ile_au_tresor_Chauvel_3         

                    Tome 1                                                         Tome 2                                      Tome 3                       

 

 

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Enfin, L’île au trésor, en plus « d’intéresser » les romans, textes illustrés et bandes dessinées a également inspiré certains albums.

Sébastien Mourrain utilise toute une palette colorée. Son crayonné associé à la peinture crée des images qui séduiront les plus petits, prêts à se lancer dans cette fabuleuse chasse au trésor.

L’auteur précise, d’ailleurs, sur son blog : « Voilà, ça sortira le 12 Octobre 2011 aux Editions Milan. Je ne vous en montre pas d'avantage car il n'y aurait plus de surprise. C'était un gros boulot et j'avais beaucoup de pression. Je ne suis pas le premier à l'illustrer ni le dernier c'est sûr. C'est une superbe histoire, une grande aventure, du Stevenson quoi. » 

Une grande aventure, une superbe histoire, une source d’inspiration inépuisable...

 Elle a réellement influencé l’imaginaire collectif et devient pour beaucoup l’archétype même du récit de piraterie.

Sébastien Mourrain connait les enjeux d’un tel travail ! Vous pourrez d’ailleurs en discuter avec lui à la médiathèque le mercredi 17 octobre 2012 (presque un an jour pour jour avec la publication de son album chez Milan).

 

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Les illustrations originales de son album seront exposées à l’Espace Jeunesse du 15 septembre au 27 octobre 2012. Et le 17 octobre, Sébastien animera des ateliers avec les enfants de 7 à 12 ans, de 9h à 10h15 et 10h30 à 11h 45 (pensez aux inscriptions) et dédicacera ses livres de 14 à 17 h.                 

  En espérant que ces informations vous auront convaincus pour embarquer avec nous, Jim, John Long Silver et devenir de dangereux pirates …

 

« Une mer calme n'a jamais fait un bon marin. »
Proverbe anglais