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Patrimoine Collections numérisées Georges Bigot - Croquis japonais (1886)

Georges Bigot - Croquis japonais (1886)

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Né à Paris en 1860, Georges Bigot, initié au dessin par sa mère, est admis à l’Ecole des beaux-arts à seulement douze ans, ce qui est exceptionnel.  Ses professeurs lui font alors connaître le Japonisme alors très en vogue dans les milieux artistiques parisiens.

  

Sa visite du pavillon du Japon de l'exposition universelle de 1878 de Paris le subjugue et il décide de partir y étudier la peinture traditionnelle japonaise. Il arrive à Tokyo en 1882. Son intention initiale est de n'y rester rester que quelques mois pour développer la maîtrise de son art et de retourner ensuite à Paris pour y bâtir une carrière basée sur les expériences vécues dans l'archipel. Il multiplie ainsi dessins et aquarelles d'une vie quotidienne qui le fascine.  Il s'intègre immédiatement à son nouvel environnement, apprend la langue, donne des cours de dessin, de français et décide finalement de s'installer au Japon. En 1894, il épouse une Japonaise, Sano Masu qui a 17 ans et qui est issue d'une famille de samourai. Ils ont un fils : Maurice Gaston.

 

 

Bigot travaille alors comme illustrateur pour des magazines occidentaux tels que L'Illustration, Le Monde Illustré, L'Epatant et Le Petit Parisien  ainsi que pour des journaux nationaux tels que le Yubin Hôchi Shimbun, Maru Maru Shimbun ouKaishin Shimbun. Parallèlement, il édite ses propres albums qui constituent un des témoignages les plus précieux pour connaître les mœurs du Japon à l'ère Meiji. L'un d'eux, Croquis japonais (1886), fait partie des collections patrimoniales de la médiathèque depuis son don par un descendant de la famille de Jean-Baptiste de Cuers de Cogolin en 1931.

 

 

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Une  boîte à la japonaise a été réalisée en 2007 par Nobuko Kiyomiya, relieuse d'art, afin de le conserver. L’extérieur du grand coffre est orné d’une grande composition de pièces en différents types de veau-box et veau noir plus ou moins bombées et mosaïquées. Chaque pièce est, soit entièrement en relief granité obtenu par l’empreinte de la pâte d’acrylique, soit partiellement gaufrée par le collage de pochoir japonais ancien. L’ensemble évoque évoque « le pas japonais » du jardin traditionnel japonais avec des petits galets également très en relief par l’empreinte de coquilles d’œuf irrégulièrement parsemés en haut et en bas. L’intérieur des coffres est garni de tissu de kimono en soie ancien (vers 1930) très coloré qui présente des livres traditionnels japonais avec des motifs de nature comme des fleurs de cerisier, canards et de l’eau etc…